BLASE POP-UP STORE

50 galerie Vivienne
75002 Paris

Du mardi au samedi
De 14h à 19h ou sur rendez-vous 

 

Nom / name
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74 Rue d'Hauteville
Paris, Île-de-France, 75010
France

+33671155006

Après des études en histoire de l'art, il se prend de passion pour les techniques des maîtres anciens et leur pratique. Trouvant son inspiration sur les marchés au puces, il collectionne les tableaux de petits maîtres oubliés et souvent en piteux état, Blase décide de se les réapproprier afin de mieux les secourir, leur insufflant un sens nouveau et résolument moderne.
Une idée l'amuse : dans quelques décennies, des historiens du dimanche trouveront sans doute des théories fumeuses pour tenter d'expliquer ses tableaux...

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Bio

Blase crafts new ideas out of old destroyed artworks and gives them a second life adding subversive details. #painting #art #hacking #nophotoshop

Born 1980, France. Lives and works in Paris.

 

Blase – or Blasepheme –  is presented as the « hacker-painter».

He works from old canvases, modifies,distorts and transforms. His anachronic play confuses the viewer, manipulating the mind to convoke doubt and then to finally re-arrange one’s very own perception.
He is not affiliated to any school, he spent his youth rummaging with his antique dealers parents, trying various trades before becoming a professional restorer - part-time forger.

Blase dreamt of creating his own works, to expose his singular vision of existence to the face of the world.

Blase’s old-school approach keep him in a form of perpetual discomfort. He frequents antique shops and auction houses, examining all the destroyed canvases, until he finally falls in love with one of them and the bud of great idea is born. A long and delicate work, he then restores the entire canvas and adds that final personal touch, humourous and infectious, which establishes its new identity. 

Through his experience and methods, Blase has gained a prominent reputation in the traditional art market, but his opus is firmly contempory. These radically conflicting worlds, so often closed off to one other, are thrust together.

Amused, he is certain that "in a few decades, low level historians will find nebulous theories to try to explain [his] paintings."

Blase works instinctively but nevertheless exposes his lineage with numerous art-history references.

He aims to reinterpret and re-evaluate existing objects, to renew by the prism of a contemporary thought (Pierre Francastel) like the Dadaists at the beginning of the 20th century and later on the avant-gardists such as Guy Debord, Asger Jorn (CoBra) and the Situationist International. 

Passionate about technique and nostalgic of an era of artists’  
< <grands gestes >>, Blase playfully parodies and provokes.

His modern smirk-worthy satire points the finger at an obvious reality to which only he could draw our attention. His actions are always subtle and respectful of the protocols of classical restoration.

They may scandalize, but they incite deep reflection.  The veil of omnipresent irony, the attention to detail and the thirst of cosmetic beauty betray a deep sensitivity that in itself questions the passage of time.

Blase’s goal is above all to put back good sense in a society corrupted by increased consumption and to repeal a form of system that bores and abhors. By the reappropriation of old paintings, Blasepheme both refuses the facility and denies the culture of « image ».
He contests the idea of human relationships that would only be restricted to those of representations (Ernst Gombrich).

Denouncing the American White Trash, he is seduced by provocation’s different forms; he is as much influenced by Serge Gainsbourg's extraordinary charisma as by the absurd universe of the French entertainer Alexandre Astier or the remarkable collections of the British creator Alexander McQueen.

A cousin of urban art activists such as Banksy and the dissident artist Maurizio Cattelan, Blase injects a new layer of complexity to the time/image relationship which questions and finally imposes a different perspective.

With a liberty that frees itself from political correctness, his work suggests a raw thought, potentially even prophetic in these tormented times.

Thanks to his radical methods he has no difficulty in delivering his strong message.

Blase insists and only signs-off on works that can "locate the unique detail that will metaphorically sucker-punch his audience".



Né en 1980. Vit et travaille à Paris.

Blase - ou Blasepheme -, souvent présenté comme « peintre hacker », œuvre sur des toiles anciennes, les modifie, les détourne, les contourne enfin.
Jouant de cet anachronisme décapant, Blase déroute, manipule, convoque le doute puis annonce un nouvel ordre des choses.

Restaurateur de tableaux de formation, Blase a rêvé, un jour, d’être lui- même, pour exposer sa singulière vision de l’existence à la face du monde.

Blase s’impose des préceptes solides, à l’ancienne, qui le poussent à une forme d’inconfort perpétuel. Il chine, court les maisons de vente, examine les toiles souvent amochées, tombe en amour pour l’une d’elles,puis décèle la bonne idée.

Il restaure ensuite la toile entière, travail long et délicat, pour ajouter enfin cette touche personnelle qui, loin de dénaturer la toile initiale, la transcende, lui cède le caractère humoristique et captivant qui font sa signature.

Par son expérience et ses méthodes, Blase s’est fait une place de choix dans le secteur du marché traditionnel.

Grâce à son tempérament hybride, l’artiste s’adapte et parvient à faire télescoper deux mondes radicalement fermés et parallèles, celui de la peinture classique et celui de l’art contemporain.

Si Blase détourne à l’instinct, il s’inscrit aussi dans une filiation de l’histoire de l’art qui vise, comme l’avaient fait Dada et certains mouvements de pensée d’avant-garde en leur temps – notamment
Guy Debord et Asger Jorn (CoBra) avec l’International situationniste – à réinterpréter un objet existant pour lui donner un sens différent, renouvelé par le prisme d’une pensée ou vision contemporaines.

Passionné par la technique, nostalgique du geste de bravoure, Blase parodie à l’envi et provoque gracieusement.

Ses satires modernes incitent au rictus, font s’acoquiner l’allusion à l’évidence et donnent à voir, souvent, une réalité qu’on préférerait taire.
Sous couvert d’ironie, la qualité de la facture et le goût pour la belle manière trahissent une sensibilité profonde, soucieuse d’être connectée aussi bien au passé qu’au présent, pour justement les questionner sans cesse.

L’objectif de Blase, c’est avant tout de remettre du bon sens dans une société corrompue par une consommation accrue, d’abroger une forme de système qui lasse et délaisse. Par la réappropriation de tableaux anciens, Blasepheme refuse la facilité, nie la culture de l’image, conteste un rapport aux autres qui ne se restreindrait qu’à nos seuls flux de représentation (Ernst Gombrich).

Cousin des activistes d’art urbain tel Banksy et de l’artiste dissident Maurizio Cattelan, Blase injecte un autre rapport à l’image et au temps qui interroge et impose de regarder autrement, avec une liberté qui s’affranchit du politiquement correct.

Il suggère une pensée brute, parfois prophétique, en adéquation avec notre époque tourmentée.

Grâce à cette méthode radicale, le message passe, la performance fait mouche. Et Blase persiste et signe : il souhaite « trouver le détail qui donnera l’impression à celui qui regarde la toile de se prendre un coup de poing dans le ventre ».