BLASE POP-UP STORE

50 galerie Vivienne
75002 Paris

Du mardi au samedi
De 14h à 19h ou sur rendez-vous 

 

Nom / name
Nom / name

74 Rue d'Hauteville
Paris, Île-de-France, 75010
France

+33671155006

Après des études en histoire de l'art, il se prend de passion pour les techniques des maîtres anciens et leur pratique. Trouvant son inspiration sur les marchés au puces, il collectionne les tableaux de petits maîtres oubliés et souvent en piteux état, Blase décide de se les réapproprier afin de mieux les secourir, leur insufflant un sens nouveau et résolument moderne.
Une idée l'amuse : dans quelques décennies, des historiens du dimanche trouveront sans doute des théories fumeuses pour tenter d'expliquer ses tableaux...

Press

Press and Social Medias



HIGH STICKERS

par Ismaël



FUBIZ



Interview pour TAFMAG

par CÉLINE COSSEZ le 24 JANVIER 2017




Birdinflight.com


ITW pour Creative Mapping

Le 12/12/2016

Blase

Blase... the French artist restoring old, forgotten 19th century master paintings using classic techniques. The twist? Give his works more than a passing glance...notice anything out of place? Blase, also known as Blasepheme, isn't just restoring, he's literally hijacking these paintings by giving them a deliciously comedic upgrade.

We discovered Blase at Maison&Objet, his subversive paintings the centre of one of Vincent Grégoire's most fitting House of Games space untitled Role Play. Blase is uncrowning the art world from its pretentious foundations with the perfect blend of distance, sarcasm, and fine art talent.

We met up with Blase at Maison Objet, asked him questions and this is what we got...
 

CM: Who are you?

a Hacker who use oil with a dose of french sarcasm

CM: Why do you paint?

to pay my rent and production

CM: Why do you bring new... subversive... life to old, forgotten paintings?

the answer is in the question

CM: How do you choose which paintings to "hijack"?

i must find the painting attractive first, otherwise i don t feel to work on it, it is like girls

CM: Your view of the art world today?

we have the artists that we deserve, same for politicians

CM: The thing you hate and love the most about “art”?

art is the most elegant way out of a confort zone

CM: Your view on the hyper political correctness across creative realms today?

it is the incidious armed wing of our consumerist society

CM: How do you hope people will react on your work? More than humour or just screwing with them?

I prefer people laughing than crying

CM: Motto you live by?

what doesn t kill you... make you suffer

CM: What's next for you?

to conquer the world, and to have a garden to grow tomatoes
 
More unseen Blase creations to be posted in our upcoming Design Month Review, stay posted here
 
 
All Rights Reserved © Creative Mapping
 
Photo Copyright Blase©



RADAR

Le 22/09/2016




Marie Claire Maison #489

Edition Novembre 2016


BIKINI Société et Pop Culture #29

Le 26 Octobre 2016 par Julien Marchand

 


Fluide Glacial #485

Edition d'Octobre 2016


Mes Décobsessions 

le 21 Octobre 2016 par Anne Desnos-Bré Rédactrice en chef Marie Claire Maison


Le Monde 

14 Octobre 2016 par Véronique Lorelle


 

The Do-Shop UK

8 Septembre 2016 par Luca Melchiorri Terribile


 

 

Nelly Rodi, Cahier d'Inspirations #29

2 Septembre 2016 par Vincent Gregoire pour Nelly Rodi



 

Milk Décoration N°15

4 mars 2016 par Laurence Guilloud

 


L'Oeil Magazine

2 Fevrier 2016 par Fabien Simode

 


ARTICLE DE L'Express

26 décembre 2015 par Julien Jouanneau

Le grand détournement de peintures béni par le droit au Blasepheme


ARTICLE DE "Je fais le guet"

28 décembre 2015 par Franky Dardard

BLASE : LE GRAND DÉTOURNEMENT


ARTICLE DE Beware

10 décembre 2015 par Alexandre Gilardeau

Blase s'amuse de la peinture pour mieux l'interroger


ARTICLE DE L'Instant Parisien

02 décembre 2015 par Laurence et Fabrice

Le hacker de tableaux anciens


ARTICLE SUR Klongblog

09 décembre 2015 par Carina

La Galerie Des Monstres – Flohmarktfunde und ihr 2. Leben



ARTICLE SUR Art-Sheep

Décembre 2015 par Art-Sheep

French Artist Gives Flea Market Paintings A Fun Makeover


ARTICLE SUR Bored Panda

02 décembre 2015 par V.D

French Artist Restores Flea Market Paintings And Adds His Own Stories To Them


ARTICLE DE Brille au Bureau

12 novembre 2015 par Henri

Il détourne des peintures anciennes en y ajoutant des détails de notre époque


ARTICLE DE AV Tribune

11 novembre 2015 par AV Tribune

Nom: Blase / Profession : Hacker de tableaux


ARTICLE DE TRACKS - Arte

30 mai 2015 par Arte

L'art, c'est rigolo (si si) : les résultats

Votre défi cette semaine : s'en payer une bonne tranche en détournant les œuvres d'artistes célèbres !


ARTICLE DE La boite Verte

30 mai 2015 par La boite verte

Blase modernise des peintures anciennes


ARTICLE DE Chasseurs de Cool

28 mai 2015 par Fatiha

La galerie des Monstres : Chefs D’ŒUVRES Du classique revisités par Blase

ARTICLE DE Fubiz

25 mai 2015 par Daniella

Revisited Classical Paintings by Blase


ARTICLE DE Ufunk

25 mai 2015 par UFUNK

Blasepheme – Quand Blase détourne de vieilles peintures classiques


Interview de Street Press

9 avril 2015 par Rachel Sfez

Avec son pinceau, blase ajoute des détails-chocs sur des « peintures chiantes »

L’artiste qui hackait les tableaux des grands-mères


ARTICLE DE TENMAG

Classical (pop) art


Interview de SoonSoonSoon

Février 2015 par SoonSoonSoon

Le monde de demain selon Blase

Peintre-hacker


Art moderne et contemporain

Date de vente - Jeudi 12 décembre 2013 à 19h00

Lieu de vente - Atelier Richelieu - 60, rue de Richelieu - 75002 Paris


Article de Nova

Mardi 2 décembre 2014 par Jean Morel

L'art... du détournement.

Des tableaux classiques détournés à l'huile et au pinceau.


Interview de Vice 

Jeudi 8 janvier 2015 par Vice

On a rencontré un Faussaire Calembourgeois...

Blase fait dans le pastiche, mais sans les glaçons.

Interview traduite de l’Anglais

Intervista in Italiano 
Interview in English

Nous à VICE on a bien kiffé tes tableaux, parle-nous de toi.

Blase : Merci déjà de vous êtes intéressés à mes conneries. Ça sort en papier votre truc? Que j’en envoie l’articleà ma mère. Donc, j’ai 33 ans j’habite Paris, je fais du détournement de tableaux et je vais bientôt payer pour ça.

Dans tes tableaux il y a souventdes références à la drogue, tu prends quoi ?

B: Coucou Maman ! Oui bien-sûr j’ai toujours sur moi des chewing-gums à l’ayawaska et de bonnes adresses pour pécho du crack fermier.

Tu détournes des tableaux anciens, souvent des portraits .C’est pas un peu irrespectueux pour vos ancêtres, votre patrimoine français, tout ça,  non ?

B: Tu oublies un petit détail : si j’ai eu ces tableaux entre les mains c’est bien que personne n’en voulait. Sous-entendu : celui qui se fiche du patrimoine, de ses origines, ce n’est pas forcément celui qu’on croit. Pour te la faire courte : mes parents étaient brocanteurs. La plupart des gens qui leur vendaient des choses venaient d’hériter. Ils liquidaient la maison de leurs parents et tout ce qu’il y avait dedans sans même prendre le temps de trier. C’est moche, mais les gens préfèrent le fric aux souvenirs…

Donc du coup on se retrouvait avec des meubles aux tiroirs remplis de photo de famille. Gamin, je trouvais ça pas génial que ces photos finissent à la déchetterie. C’était comme mettre quelqu’un à la poubelle ! Alors, j’ai commencé cette collection étrange, j’ai toujours plusieurs boîtes à chaussures remplies de photo de gens que je ne connais pas. Avec ces tableaux que je récupère et que je détourne, c’est un peu la même philosophie. Je refusecette finalité, cette deuxième mort. Je les remets dans le circuit.

Pour ce qui est du patrimoine culturel français, je rappelle juste quependant plus d’un siècle, à grands coups de containers, on vous a vendu notre patrimoine à vous les Américains…Et personne n’en avait rien à foutre! Maintenant qu’on a dilapidé toute la déco et que votre dollar est faible, on vend nos châteaux au Qataris et aux Chinois. La France c’est devenu un peu une sorte de squelette, à qui on aurait arraché les dents en or. Ouais je sais, je bourre un peu…

Après ta première expo t’as eu des emmerdes. De quel genre et pourquoi ?

B : D’abord, j’ai eu une asso homo sur le dos pour mon Lyautey et sa paire de couilles. Si je n’ai pas eu les curés à mes trousses pour ma bonne-sœur priant devant un gode ça tient du miracle. Ah oui et on a aussi du décrocher la petite moudjahidine qui va à l’école avec sa ceinture d’explosifs pendant l’expo…mon galeriste ne voulait pas avoir de fatwa sur la gueule…

« Y en a qui chient dans leurs frocs , moi je chie dans les FRACS ». Elle est de toi celle-là ?

B : Et j’en suis pas peu fier…

Tu cherches vraiment les emmerdes en fait ?

B : C’est notre époque qui veut ça. Tout est devenu clivant, la confusion grossièreté / vulgarité n’a jamais été aussi floue dans la tête des gens. Le politiquement correct est directement lié à notre société de consommation et ça a engendré malheureusement dans la foulée son lot d’extrémismes paranos. Pour moi la grossièreté c’est le dernier espace de liberté un peu sincère qui reste à notre portée. Chacun son truc…

Toi par exemple, ton espace de liberté c’est ta casquette de routier et ta chemise bûcheron,  grâce à cela tu revendiques fièrement que t es un gros branleur, mais au fond j’en suis un aussi.

OK… On te dit souvent que tu copies Banksy, ou que ce que tu fais a déjà été fait?

B : J’aime beaucoup Banksy,  il a eu le mérite de décloisonner beaucoup de choses et c’est tant mieux. Sur ce qui a été fait ou pas, sans jugement de valeur bien-sûr : dans l’histoire du journalisme, toutes les questions bêtes ont déjà été posées et pourtant ça ne t’empêche pas de le faire en ce moment même. [Rires] 

J’ai commencé à détourner des tableaux en tout anonymat, sans les signer. C’était amusant, et puis il faut bien payer son loyer. Je n’ai pas eu de formation de restaurateur à proprement parler maisj’ai eu la chance de croiser un vieux loup de mer qui m’a montré les bases du métier. Je me suis mis à acheter des tableaux explosés, quasi-détruits, de manière compulsive…Je ne regardais même pas le sujet mais juste leurs pathologies.

Forcément, au bout d’un moment je me suis retrouvé avec tout un tas de tableaux merdiques sur les bras. J’ai donc commencé à les agrémenter en incluant des choses diverses. Rien d’illégal bien-sûr, mais pas politiquement très correct non plus. Et ça a commencé à marcher… Jusqu’au jour où un galeriste m’a proposé d’exposer mon travail, à la condition de le signer.

Et comment tu procèdes? Tu vois un tableau et tu te dis : “Tiens je vais faire ça avec celui-là” ?

B : Il faut effectivement tomber sur un sujet inspirant. Après pour tout te dire, je sais pas trop pourquoi une image fonctionne plus qu’une autre, il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu, c’est le moment de l’interview où pour paraître sérieux il faudrait citer Derrida, la French Theory etc... Mais laissons ça à d’autres… Pour ma part je dirais simplement que face à un tableau si tu te dis: « celui-ci tient debout », c’est que c’est bon.

Bon, à côté de ça, il y a pas longtemps j’ai fait un rêve un peu chelou où Daniel Arasse (ndlr : historien de l’art) revenait d’outre-tombe pour me botter le cul en me traitant de petit con, et ça finissait en grosse cuite dans un bouchon lyonnais … va comprendre ?

Donc le point essentiel, c’est que le tableau te plaise ?

B : Oui, après ça ne marche pas avec tous les tableaux, il faut passer à travers les contraintes de la peinture sans que ça se voit. Trouver le bon angle d’attaque, la vanne qui s’intègre etc… Souvent, le truc c’est l’économie de moyen, lepetit détail qui va radicalement changer la destination du tableau, c’est ce qu’il y a de plus difficile. Prends par exemple mon macchabée qui flotte par Helbut Ferdinand : au début, à  la place du mort il y avait un cygne. Avec ce corps qui flotte en premier plan mais volontairement discret, le tableau passe alors d’une scène de genre Napoléon III très “cul-cul la praline” (en français dans le texte) à un tableau tragique et inattendu. 

Et sans vouloir faire de parenté à la con, il y a un artiste, un italien Maurizio Cattelan que je trouve excellent. Il joue principalement sur cet effet rhétorique, qui consiste à manipuler notre sensation face à quelque chose qui a l’air normal, crédible, admis, jusqu’au moment où le cerveau percute qu’ il y a un truc. La mise en scène devient importante pour obtenir cet effet. Ça ne dure pas longtemps mais c’est génial de voir les gens réagir à cela. Perdus,  ils cherchent un regard, un soutien, ils veulent la confirmation qu’on est bien en train de se foutre de leurs gueules, un peu comme lorsque l’on sort de l’isoloir un dimanche d’élection. Prend un de mes tableaux, met le chez toi au milieu du reste, invite tes potes à dîner, dis rien surtout, tu verras…

Au bout du compte, essayer de gagner sa vie tout en faisant marrer ses potes, je trouve ça super élégant comme mode de vie. C’est pour cela que je m’accroche.

T’es un comique en peinture, une sorte de Jimmy Fallon en croûte ?

B : Pas vraiment. Moi l’humour je n’ai jamais trouvé ça très drôle. Par exemple toi,  tu te fais passer pour un journaliste qui bosse pour Vice alors qu’en-fait, tu n’es qu’un putain de dictaphone sur mon portable à qui je dicte cette fausse interview.

Cordialement,

BLASE